Je suis aussi sur...
... et, bien entendu, sur

| BNP et rien d'autre. Pourquoi? |
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| Écrit par Charles Bricman |
| Mardi, 28 Avril 2009 19:15 |
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Il y a un peu plus d’un an, j’ai expliqué sur mon blog (On a des choses à se dire) pourquoi je vendais les quelques actions Fortis que j’avais dans mon portefeuille d’épargnant lambda. J’ai eu la chance de sortir à temps. Mais cela fait aussi que je n’ai pas de conseil à donner aux actionnaires pour les votes d’aujourd’hui, en assemblée générale. Au moment où j’écris ces lignes, je ne sais fichtre pas ce qui en sortira. Cette affaire n’est cependant plus celle des seuls actionnaires. C’est devenu un dossier hautement politique. Et vraiment sulfureux. Dans un premier temps, fin septembre 2008, j’ai pensé comme tout le monde que le duo Leterme – Reynders avait plutôt « assuré » dans la tourmente. Sept mois plus tard, je ne comprends plus l’obstination du tandem Van Rompuy – Reynders à refuser le débat, et moins encore que la majorité le laisse faire et que l’opposition ne hurle pas au scandale. J’ai dit que je ne prendrais pas publiquement position sur la vente à BNP-Paribas et je m’y tiens. Je ne pense pas que ce soit ce qu’on attend de moi et je serais d’ailleurs suspect : je mets actuellement la dernière main à un bouquin à paraître bientôt, avec l’avocat du stand alone, Mischaël Modrikamen. Mais en observateur de la vie politique, l’attitude du gouvernement et la complaisance de sa majorité me paraissent incompréhensibles : c’est BNP, et rien d’autre. Pourquoi ? Parce que. Circulez, y’a rien à voir. Et c’est comme ça depuis le début. Dans les sphères gouvernementales, on n’a jamais voulu examiner les solutions alternatives, même quand les votes des actionnaires autorisaient et invitaient à le faire. C’est suicidaire. Même si dans quelques heures les actionnaires disent « oui » à BNP, faisant franchir l’écueil au gouvernement, une épée de Damoclès pendra toujours au-dessus de sa tête, et principalement au-dessus de celle du ministre des Finances. Car on finira bien par se demander pourquoi il a agi de la sorte. Je n’ai pas la réponse. Mais je pose la question. Il le faut, il en est temps. Pourquoi veut-on à tout prix vendre à la France un des derniers fleurons de l’économie belge ? Pourquoi a-t-on, depuis le début, obstinément refusé le moindre regard aux solutions alternatives ? C’est une simple question d’ego contrarié ? Ou y a-t-il des agendas cachés ? Autre chose encore, qu’on ne nous dit pas ? Ce sont des questions que je déteste poser sans avoir en mains les éléments d’une réponse à y apporter. Elles ne reposent à ce jour sur aucun autre élément concret que l’ébahissement que provoquent une attitude totalement incompréhensible et des comportements parfaitement illisibles. Vous nous faites entrer, mesdames et messieurs, dans l’ère du soupçon. On ne vous en remercie pas. |



